Qui sont les étudiant·e·s du master en Communication multilingue ? Analyse des résultats du questionnaire sur le master BABL 

La diversité au sein d’une institution académique comme l’Université libre de Bruxelles (ULB) constitue une force et une valeur incontournables. Elle offre aux étudiant·e·s l’opportunité de découvrir d’autres cultures, d’autres visions du monde, et de vivre une expérience enrichissante dans un environnement universel. Cette diversité est non seulement une richesse pour la vie académique, mais elle joue également un rôle clé dans la formation d’une communauté étudiante ouverte et inclusive. Dans cette optique, l’équipe du site web du master en Communication multilingue (BABL) a mené un court questionnaire auprès des étudiant·e·s inscrit·e·s en 2024-2025, dans le but de mieux représenter la richesse des profils qui composent ce programme. En effet, cet article présente les résultats des vingt-deux étudiant·e·s ayant répondu favorablement à cette initiative. 

Langue maternelle 

Parmi les 22 étudiant·e·s ayant répondu, 9 ont indiqué que le français est leur langue maternelle, ce qui représente un peu plus de 40% du groupe. Les langues anglais, arabe, espagnol et roumain sont chacune représentées par deux étudiant·e·s. Les autres réponses montrent des combinaisons de langues, comme français/néerlandais, français/allemand, français/portugais, français/turc, ou encore grec/tchèque, chacune mentionnée une seule fois. 

Bien que le français soit la langue d’enseignement à l’ULB et une condition d’accès au master en Communication multilingue, ce résultat témoigne d’une réelle diversité linguistique parmi les étudiant·e·s inscrit·e·s, tant en termes de langues que de bi- ou plurilinguisme. En effet, 41% des participant·e·s ont une langue maternelle autre que le français, et 18% considèrent le français comme leur langue maternelle mais accompagné d’une seconde langue. Cette richesse linguistique est pleinement en accord avec l’esprit du master, qui valorise les parcours internationaux et interculturels. Toutefois, cette diversité peut également engendrer des besoins pédagogiques spécifiques, notamment pour les étudiant·e·s non francophones évoluant dans un environnement académique majoritairement francophone. 

Pays d’origine 

Sur les 22 étudiant·e·s ayant répondu, 8 sont originaires de Belgique, ce qui représente environ 36% du groupe. Les autres pays sont représentés par une ou deux personnes, dont deux sont des origines mixtes, ce qui signifie que près de deux tiers des étudiant·e·s sont issu·e·s de l’étranger. En effet, cette diversité reflète le caractère international du master, en cohérence avec l’esprit cosmopolite de Bruxelles, et montre qu’il attire des étudiant·e·s bien au-delà des frontières nationales. 

Langue de spécialisation 

Parmi les langues de spécialisation choisies par les étudiant·e·s, l’espagnol se démarque nettement avec 8 personnes, soit plus d’un tiers des répondant·e·s. Suivent l’italien (4 étudiant·e·s), le chinois et l’allemand (3 chacun), puis le russe et le français pour allophones (2 chacun). 

L’intérêt des étudiant·e·s de choisir l’espagnol est lié à son importance à l’échelle internationale. Cependant, la présence de langues moins couramment enseignées comme le chinois ou le russe souligne aussi l’ouverture du programme vers le monde. Par ailleurs, proposer le français pour allophones comme une langue de spécialisation montre le caractère inclusif du master. Cette valorisation des langues illustre bien l’orientation interculturelle et inclusive du master. 

Langue d’initiation 

Les réponses indiquent un intérêt marqué pour le japonais et l’italien. Viennent ensuite le néerlandais et l’allemand, suivis de l’espagnol et du turc, et enfin du portugais. Les langues d’initiation, notamment celles les moins familières, viennent afin de répondre à la curiosité que les étudiant·e·s montrent envers les langues et afin d’enrichir leurs connaissances culturelles et sociaux. 

Finalité 

Parmi les 22 étudiant·e·s ayant répondu au questionnaire, la majorité écrasante (16 étudiant·e·s) a opté pour la finalité relations internationales, ce qui représente près de 73% du groupe. À l’inverse, les finalités ressources humaines et multiculturalité n’ont été choisies que par trois étudiant·e·s chacune. Le choix de relations internationales comme finalité s’accorde avec l’intérêt des étudiant·e·s de travailler pour les carrières diplomatiques ou pour des organisations internationales. Toutefois, les deux autres finalités, bien que moins représentées, répondent également aux besoins du marché de l’emploi, notamment dans des domaines liés à la gestion interculturelle et aux ressources humaines en contexte multilingue. 

Bachelier 

Les réponses révèlent que la majorité des étudiant·e·s proviennent de filières orientées vers les langues. En effet, 11 étudiant·e·s ont suivi un bachelier en Traduction et interprétation, tandis que 8 sont issu·e·s d’un cursus en Langues et lettres modernes. Les parcours en Langues étrangères appliquées et en Information et communication sont plus minoritaires. Les étudiant·e·s issu·e·s des filières en langues et en communication constituent en effet la cible principale du master en Communication multilingue. Leur bagage linguistique et interculturel, ainsi que leurs compétences en communication, leur permettent de s’adapter plus facilement aux exigences académiques et professionnelles de la formation. 

Le site web de l’ULB et le bouche-à-oreille, chacun mentionné par dix étudiant·e·s, représentent les principaux canaux par lesquels les répondant·e·s ont découvert le master. Ils témoignent à la fois l’importance de la visibilité en ligne officielle et de l’influence de l’entourage dans le processus de choix. Par ailleurs, la découverte du master grâce à une expérience Erasmus à l’ULB souligne le rôle que peut jouer la mobilité étudiante dans l’orientation vers des études supérieures. Enfin, la mention du compte Instagram du master met en lumière un potentiel de développement pour ce type de communication sur les réseaux sociaux pour toucher un public plus large. 

Évaluation du master 

À la question d’évaluer le master sur une échelle de 1 à 10, les étudiant·e·s ont exprimé une appréciation globalement positive. Aucune réponse ne se situe en dessous de 5, ce qui montre une absence d’évaluations très négatives.