Les mémoires traitant de la diversité

Les mémoires traitant de la diversité

L’écriture du mémoire est une étape importante du master. Ce projet commence dès la première année avec le choix du sujet et du promoteur, ainsi que le travail préparatoire au mémoire. Le choix du sujet est donc très important car le mémoire est un travail conséquent et les étudiants accorderont une grande partie de leur temps à sa réalisation. Dans notre master en communication multilingue, le choix du sujet est très large et les étudiants peuvent se diriger vers énormément de domaines. D’ailleurs, nous retrouvons beaucoup de mémoires qui portent sur la diversité. Les étudiants dans ce master soutiennent de nombreuses causes qui peuvent les inspirer dans la rédaction de leur mémoire. Dans cet article, tu trouveras donc des témoignages d’étudiants dont le mémoire traite de la diversité. Cela te donnera peut-être des idées pour le sujet de ton propre mémoire…

« Mon mémoire est sur la représentation de la communauté LGBTQ+ dans les dessins animés pour enfant contemporains (entre 2010-2020). Ce sont des dessins animés occidentaux, du moins dans le titre, parce qu’il y a un manque énorme de représentation en Europe. Au final l’analyse va se porter sur des dessins animés américains. Je l’ai choisi parce que je fais moi-même partie de la communauté, je pense que la représentation des diverses identités est importante, d’autant plus dans notre société hétéronormative. Parce que c’est en normalisant la diversité que celle-ci pourra être intégrée complètement. Le nombre de personne qui souffrent de leur identité (de genre/sexuelle/romantique) est très haut, les jeunes queer sont les personnes les plus prône à se suicider car iels ne se font pas accepter dans la société et/ou dans leur famille. Commencer à normaliser ça dès le plus jeune âge permets aussi aux jeunes LGBTQ+ à s’identifier et à comprendre qu’iels ne sont pas anormales car il existe d’autres personnes comme elleux. Puis c’est un sujet très peu abordé car on a tendance à essayer de « cacher aux yeux des enfants » les différentes identités afin de « les préserver » mais ça fait plus de mal que de bien. » – Elliott 

« Mon mémoire traite de la communication socio numérique du Lobby Européen des Femmes, la plus grande organisation d’associations de femmes en Europe! Je l’ai choisi car dans un premier temps je suis très investie dans la cause féministe et que ce sujet me tient à cœur. Ensuite, je pense que c’est important car après le #MeeToo, il y a eu de vrais changements, une libération de la parole féminine sur les réseaux sociaux. Je pense que ces derniers sont de réels outils de mobilisation pour toutes ces associations féministes : possibilité de toucher des femmes du monde entier en un seul clic, opportunité d’interpeller les politiciens et les médias, possibilité de montrer son indignement, mais également un moyen de créer une communauté de femmes, prêtes à se soutenir, à œuvrer et à lutter pour défendre les droits des femmes » -Tatiana

« Mon mémoire s’intéresse au phénomène du théâtre-action en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le théâtre-action est une pratique théâtrale permettant de diffuser des messages engagés et des opinions. Lors de la révolution industrielle, de groupes se sont créés afin d’aider les opprimés à se rendre compte de leur situation d’oppression avec pour but d’agir pour changer leur vie au quotidien. En somme, on cherche à démontrer que l’art, et particulièrement le théâtre, peut être un outil d’expression et de communication au même titre que d’autres outils plus ‘conventionnels’. J’ai choisi ce sujet car je suis une amatrice de théâtre ; j’en fais depuis plusieurs années déjà. Lorsque j’ai découvert la pratique du théâtre-action, j’ai tout de suite trouvé ce sujet passionnant et j’ai voulu en savoir davantage. Il me semble que dans notre société actuelle, beaucoup de choses doivent encore bouger, certaines mentalités doivent changer et quoi de mieux qu’un spectacle de théâtre pour toucher les gens. Aujourd’hui, tout a une signification politique, tout le monde a besoin de s’exprimer, de faire passer des idées et n’importe quel objet ou pratique peut devenir un outil de communication. Les réseaux sociaux sont par exemple l’outil par excellence dont se servent de nombreuses personnes. Avec la crise sanitaire que nous traversons, le secteur culturel a été désigné comme non-essentiel. C’est un peu comme retirer leur liberté d’expression aux artistes – et leur gagne-pain à la même occasion. Aujourd’hui, les gens ont besoin de se faire entendre, de crier qu’ils existent et que l’art, c’est essentiel ! L’art, ce n’est pas qu’un passe-temps. Et le théâtre-action le montre très bien ! Le théâtre-action, c’est donner la parole au non-public. » – Manon

« Mon mémoire est une cartographie des débats sur l’écriture inclusive dans la presse francophone belge et dans la presse française. J’ai choisi mon sujet car la langue française me passionne depuis toujours. J’aimerais approcher mon sujet selon un angle bien spécial. C’est à dire que je vais faire une analyse de discours pour déterminer si oui ou non la Belgique et la France ont des points de vue différents sur le sujet et si cela se reflète à travers les débats dans la presse. Je pense qu’une langue est ce qu’il y a de plus représentatif de la société, et je pense que nous sommes dans une société qui laisse de moins en moins de place aux minorités, d’où le fait que beaucoup s’opposent à cette écriture. » – Lucille

“Mon mémoire s’intitule “Diversité: représentations ethniques dans le cinéma hollywoodien contemporain”. Il se basera principalement sur les représentations stéréotypées, ou non, de différentes ethnies, et si ces clichés ont une base raciste coloniale ou sociale. Je suis moi-même issue d’une minorité ethniques et j’ai grandi en regardant des héroïnes auxquelles je ne pouvais pas m’identifier. Je suis loin d’être la Barbie blonde aux yeux bleus qu’on peut retrouver dans beaucoup de films qui ont marqué nos esprits au fil des années. J’espère pouvoir trouver des avis intéressants sur le sujet car je pense qu’il est important d’en parler et de réaliser que beaucoup trop souvent, on retrouve plusieurs personnages ethniques beaucoup trop clichés ou bien uniquement présent pour apaiser les esprits, sans pourtant jouer un rôle majeur dans les films. Le cinéma est un moyen de communication créatif qui est beaucoup plus agréable à regarder que les news, il faudrait utiliser ce 7e art pour faire passer de bons messages. “  – Kahina

Diversity in Disney products

Representation from an early age is essential to make sure identities can develop themselves to the fullest extent without feeling ashamed of their appearance, practices or ideas. In many countries across the globe, one of the most prominent household names is probably Disney. This company therefore takes on a huge responsibility to represent kids worldwide to the best of their abilities, which isn’t always as easy as changing a cultural joke or translating road signs. To deal with this, the Walt Disney Company has specific jobs dedicated to international adaptations (as can be seen in their new Inside Pixar series), but also a ‘chief diversity manager’ whose job  is to “ensure that inclusion and a deep sense of belonging are embedded in the fabric of how [they] do business every day”, as described by Latondra Newton who has held the title since 2017. But how is this manifesting itself in practice?

As students in the class ‘English: language, society and culture 1’ have seen over the past year (this is an elective year long course for all specializations), representation can be problematic. Who is ‘allowed’ to write from the perspective of someone else’s shoes? This question is a recurring theme in popular entertainment, for example when Jeanine Cummins wrote American Dirt, a novel about a Mexican family fleeing to the US (as the novel contained stereotypical depictions of Mexicans). Cummins is a well off American writer with family ties in Ireland and Puerto Rico, who has never had to flee or immigrate, yet despite this, the book was long awaited and was even chosen for Oprah Winfrey’s book club. Mexican-American writers critiqued her on not being in the right position to write personally about a group that she is not a part of (or identifies herself with). Similarly, it is easy to see how Disney can be in a tough place because it is viewed by children in a large range of countries, but still is an American company. Especially in children’s movies, Disney tries their best to glocalize the films as much as possible to create a universal town that kids all around the world can relate to. Every movie is later passed through an international committee to review the universal aspects of the movie and potentially change the characters, objects or signs to fit the target audience. Yet, Michelle Anya Anjirbag (a prominent scholar in children’s literature, media and culture) also points towards this as a potential issue in portraying ‘the other’:

“While I would hesitate to go as far as Zipes, and others, and suggest that the Disney corporation is currently attempting to impose American value systems upon the rest of the world in a deliberately political, colonizing, or imperialist way, it remains important to talk about the power dynamics involved when a company such as Disney decides to tell stories from outside its own sphere, rooted in Western, Anglo-American, conservative-leaning hegemonic culture.”

(ANJIRBAG, 2018, P. 3)

Such a critique does not mean Disney should only create content for white, middle class Americans though. It means they should push themselves to attract people from various backgrounds, countries and classes to work on producing authentic content together. Even though it was not a blockbuster hit, Queen of Katwe was exactly what the diversity initiative should be working towards. A more successful example is the recent release of Soul, one of the first big animated feature films with a black lead by Disney. Normalizing minorities, whilst also not using them as token characters to be considered ‘inclusive’ is extremely important from a young age. 


However, Walt Disney was founded in 1923 and has gone through many transformations throughout the years, which means it has an imperfect history that reflects the societal inequalities of its parent country. Some of these examples include characters like Jim Crow (Dumbo), the portrayal of happy Black slaves in The Song of the South, or the evil villains in The Lion King (and many other movies) seemingly being portrayed as gay and effeminate, marginalized and darker toned.

In some instances, scenes or characters have been removed, but in others, Disney has opted to add a 12-second disclaimer to its original content on the streaming platform Disney+. Additionally, it has changed one of its attractions at both US based Disneyparks (in California and Florida) by revamping  some racially insensitive depictions in the Jungle Cruise ride.

While Disney is working on this and including a more diverse cast in their content, there is still a lot of criticism towards the company, notably on its LGBTQ+ characters. Until now, there is only one openly gay lead personality in the movie Onward, released in 2020. Even though this might be seen as a celebration, to many Disney fans this is a tiny step that should have been taken long ago. Besides some minor representations where gay couples featured in the background, Disney had a lot of other possibilities to give LGBTQ+ characters screen time. In the past, Disney has mostly used this (consciously or unconsciously) in their villains, known as queerbaiting, where certain characters are portrayed with negative stereotypes associated with the LGBTQ+ community. As a result, many people have created fanfiction to promote LGBTQ+ representation, and sometimes even tried to push Disney to change their plots to give a character a homosexual relationship. Two of the most prominent ones are Elsa in Frozen, and LeFou in Belle and the Beast. There have been heavy debates about introducing a girlfriend for Elsa, mainly because part of her character (according to Disney) is her independence, which can also be said for Merida (in Brave) and Moana. However, this feminist reply did not stop Frozen fans rallying to the hashtag #GiveElsaAGirlfriend before Frozen II came out in 2019 (during Pride Month), which did not result in the addition of an LGBTQ+ character. This movement has not stopped despite the disappointment and is continuing to rally for the next potential movie release in the Frozen series. There is also a strong counter movement from people who enjoy the strong single personality Elsa embodies and want to #KeepElsaSingle.

Not all efforts of Disney to create diverse content have been received with open arms. Tiana from Princess and the Frog (released in 2010), was the first African-American Disney princess and received a lot of criticism because she was portrayed as a frog for a large part of the movie. In addition to this, the strong segregation of New Orleans in the 1920s is almost completely absent from the movie (similarly to complaints Disney has received after the release of Pochahontas). Racially diverse princesses have also been portrayed as less traditionally feminine and more practically minded. Besides from not being very popular, Tiana has also been repeatedly excluded from princess themed merchandise like t-shirts, calendars or dolls.

We can see that Walt Disney Studios is working on improving its inclusiveness, but this is still not well represented in the movies they bring out. Even though it is difficult to include every nationality, race, sexuality or other identifier, Disney has a prominent role in depicting diversity. With the new life action movies coming out based on the old fairy tales and iconic Disney stories, a lot of stereotypes and discriminating factors are being replaced by a strong and diverse cast.