photo of people doing fist bump

La gestion de la diversité culturelle

Sur notre site web, nous retrouvons beaucoup d’articles en lien avec la diversité, la culture ou encore le multiculturalisme. Ce sont d’ailleurs des concepts dont nous entendons beaucoup parler dans les médias. Grâce au cours de Multicultural discourses donné par Madame Calabrese, les étudiants en finalité multiculturalité ont eu la chance de mieux comprendre ces concepts fondateurs de la société contemporaine.

Ce cours a, entre autres, présenté aux étudiants différents systèmes qui permettent de gérer la diversité culturelle dans un pays. Par exemple, en France, on observe le modèle assimilationniste (aussi appelé républicain), c’est-à-dire que les immigrants, mais aussi les natifs appartenant à des cultures régionales, doivent s’adapter à la culture française majoritaire pour ne garder leurs traditions que dans la sphère privée. Nous retrouvons d’ailleurs beaucoup de débats autour de la diversité culturelle au sein du pays. Par exemple, le port du voile par les femmes musulmanes dont nous entendons énormément parler dans les médias. Ce modèle peut en effet avoir des conséquences sur les identités culturelles des citoyens, qui peuvent se sentir perdus. Si certains s’accommodent très bien de cette assimilation, d’autres développent le sentiment de n’appartenir à aucune culture. Le modèle républicain a en effet une grande difficulté à produire des identités mixtes ou hybrides, qui trouvent au contraire une place dans le modèle pluraliste, qui prédomine aux États-Unis ou au Canada. Dans ce cas, la culture des immigrants et des groupes natifs minoritaires est non seulement tolérée mais aussi protégée et promue par l’état. Mais l’implémentation de ce modèle peut aussi avoir des conséquences négatives sur l’union d’un pays car en promouvant toutes les cultures, la culture commune est moins visible et les individus sont moins protégés des excès des groupes culturels. Ainsi, une des principales critiques que l’on peut faire à ce modèle est de tomber dans le relativisme culturel, qui tolère des comportements intolérants au nom de la diversité culturelle. 

Le troisième modèle, que nous retrouvons dans les pays germanophones pendant presque tout le XXe siècle, est celui de l’ « ethno-différentialisme ». Jusqu’il y a peu, il était très compliqué de devenir un citoyen allemand si nos ancêtres n’étaient pas natifs. L’histoire de l’Allemagne nous prouve cependant que ce type de modèle peut mener à la persécution des minorités, jusqu’ au nationalisme extrême.

Nous pouvons maintenant nous demander comment la Belgique gère la diversité. En Belgique, seuls les groupes culturels natifs disposent d’une pleine reconnaissance et protection. En ce qui concerne les groupes provenant de l’immigration, ils sont censés s’adapter à leur pays d’accueil par le biais d’une intégration professionnelle, économique et linguistique, mais une reconnaissance de facto existe par le biais de la reconnaissance et le financement des cultes, qui jouissent par ailleurs d’une présence au sein des établissement scolaires publics. Il existe cependant des différences régionales : la Flandre se rapproche plus du modèle multiculturaliste alors que la Wallonie est plus proche du modèle assimilationniste français. 

Nous remarquons donc qu’il existe plusieurs modèles qui permettent la gestion de la diversité culturelle dans un pays. Cependant, aucun de ces modèles n’est parfait et chacun a ses propres conséquences et dangers. Il est certain que le modèle républicain ne supprime pas toutes les injustices. En France, beaucoup de citoyens issus de l’immigration sont victimes de racisme et de discriminations, dans leur vie privée mais aussi professionnelle, de même que les ceux provenant des minorités régionales sont victimes de discrimination linguistique. Même si ce modèle prône la cohésion culturelle, il est impossible de faire en sorte que tous les citoyens aient exactement la même culture. D’un autre côté, le modèle mis en place aux Etats-Unis peut aussi être sujet à la montée de l’extrémisme au sein de la population. En effet, certains droits sont accordés à des citoyens venant de communautés minoritaires, ce qui peut mener à des tensions et des désaccords. Par exemple, l’utilisation de « racial quotas » dans les universités du pays ne plaisent pas à toute la population et peut créer une sorte de jalousie venant d’autres groupes. Nous pouvons prendre un autre exemple très actuel qui est celui du movement « Black lives matter », car nous avons pu très vite assister à l’émergence du mouvement « All lives matter » qui a créé beaucoup de tensions entre les partisans de ces deux groupes. Un article concernant ces mouvements sera d’ailleurs bientôt publié sur notre site.

Nous pouvons donc dire qu’aucun modèle ne gère la diversité culturelle de manière parfaite et qu’il y a encore beaucoup de travail et d’efforts à faire avant que le racisme et la discrimination ne soient plus d’actualité. Cependant, chaque modèle a aussi ses avantages. Ces concepts sont donc des concepts autour desquels nous pouvons avoir de nombreux débats, ce qu’ont d’ailleurs fait les étudiants en finalité multiculturalité. 


The Master in Multilingual Communication: A place for multiculturality

Brussels is known to be a city where various cultures and origins meet. Erasmus students like to spend their year in our city and many tourists decide to visit Brussels each year.

The same can be said for the master in multilingual communication. As a matter of fact, many students from different countries chose to enroll for the master this year.

Thus, we decided to interview them in order to know what their motivations and hopes were when they came to Brussels and especially, to the ULB. We asked them three questions: 1) “Why did you choose to come to Brussels in the first place and why did you come to the ULB?”, 2) “Why did you choose the master in Multilingual Communication?” and 3) “Do you think that your mutliculural experience plays a role in a better understanding of the classes?”

Jennifer, Italy

Mi chiamo Jennifer, sono italiana e sono arrivata in Belgio nel 2014, dopo aver conseguito il Diploma di stato in Italia.Ho scelto di studiare a Bruxelles soprattutto per il suo aspetto multiculturale e multilingue.Anche per questa ragione ho deciso di iscrivermi al master in Communication Multilingue. Dopo essermi laureata in Langues et Littératures Etrangères (sempre all’ULB), non volevo assolutamente smettere di studiare le lingue. Anzi! Ho iniziato a studiarne una terza: spagnolo. Penso che la mia esperienza multiculturale giochi un ruolo importante nel comprendere le lezioni e non solo: fare un’esperienza all’estero e, soprattutto, in una città come Bruxelles, apre la mente e gli orizzonti. Il fatto che venga da un altro paese non può essere che un punto forte in questa città e in questo Master, dove non si perde mai l’occasione di valorizzare la diversità e la multiculturalità!

Saskia, Switzerland and Holland

Je suis suisse et néerlandaise et j’ai choisi de venir à Bruxelles pour sa diversité culturelle et son ambiance, mais aussi pour l’affinité que j’ai avec les trois langues nationales du pays (aide professionnellement). J’ai opté pour l’ULB pour sa réputation internationale et parce qu’elle offrait un bachelier en Information et Communication que je ne pouvais trouver à Genève. Après mon bachelier, appréciant Bruxelles, j’ai décidé de continuer avec un Master en Communication Multilingue à finalité Multiculturalité à l’ULB pour en apprendre plus par rapport aux différentes cultures, aux langues, à l’immigration et à la communication qui font partie de mes sujets de prédilection. Je ne suis pas sûre que mes origines me donnent un réel avantage pour la compréhension des cours, si ce n’est une certaine connaissance des politiques (d’intégration) de certains Etats. Par ailleurs, il est très intéressant de comparer les langues entre elles, comme entre le néerlandais et le flamand, ou alors entre le français de Belgique, celui de France et celui de la Suisse.

Julia, Finland

Tulin Brysseliin opiskelemaan jo kandivaiheessa ja suoritin kääntamisen kandidaattitutkinnon ULB:llä. Bryssel kiehtoi monikulttuurisena kaupunkina ja tunsin Belgian entuudestaan lukion vaihtarivuoden ansiosta. Monikielisen viestinnän maisterin valitsin koska se antoi mahdollisuuden jatkaa osittain kieliopintoja mutta myös perehtyä paremmin erilaisiin kulttuureihin ja kansainvälisiin suhteisiin. Aiemmat kansainväliset ja monikulttuuriset kokemukseni ovat myös auttaneet tiettyjen kurssien ymmärtämisessä sillä tietyt tilanteet ovat jo ennestään tuttuja, kuten esimerkiksi kaksi-/monikielisyys ja sen vaikutukset kanssakäymiseen. Suosittelen ULBn monikielisen viestinnän ohjelmaa vieraskielisille jotka kuitenkin osaavat jonkin verran ranskaa, kokemus on todella rikastuttava!

Aurore, Belgium

Je viens de Wallonie, d’une famille qui parle uniquement le Français et ne connait pas du tout les langues. J’ai découvert un intérêt pour les langues quand j’étais au chômage et que j’ai commencé à suivre des formation de Néerlandais en collaboration avec le Forem, c’est là que j’ai décidé de reprendre des études.J’ai entamé un bachelier à l’ulb en langues et lettres, je connais le master en commumulti parce que j’ai étudié en bachelier à l’ulb du coup. Pourquoi l’ULB et pas une autre université pour l’apprentissage des langues? Car elle est située à Bruxelles, ville multiculturelle et multilingue par excellence! Pourquoi commumulti? Pour continuer dans les langues, et apporter mon expertise linguistique aux métiers de communication, ce qui est plus que needed dans notre société de plus en plus internationale.

Rachel, Germany

Als deutschsprachige Belgierin bin ich ursprünglich nach Brüssel gekommen, um an der ISTI, jetzt Teil der ULB, Übersetzung und Dolmetschen für Französisch, Englisch und Chinesisch zu studieren. Brüssel reizte mich vor allem wegen der vielen verschiedenen Kulturen, mit denen ich hier täglich in Kontakt komme. Die Universität habe ich wegen ihres Prestiges und ihres beeindruckenden Lehrpersonals, das zum Teil auch in den großen europäischen Institutionen arbeitet, ausgewählt. Da sich der Master in Übersetzung jedoch zu sehr auf diesen Teil der Sprache und der Sprachwissenschaft spezialisierte, habe ich mich, neben meinem Master in Politikwissenschaften, für den Master in Communication multilingue entschieden. Hier habe ich die Möglichkeit, meine Sprachfähigkeiten konkret auszubauen, diversen Unterrichten über Sprachwissenschaft und ihre praktische Anwendung zu folgen und mich gleichzeitig auf internationale Beziehungen zu spezialisieren. In diesem multikulturellen Umfeld lerne ich jeden Tag dazu.

Sara, Portugal

A pesar de ser portuguesa, sempre vivi em Bruxelas. Para mim, estudar aqui era óbvio sendo que, além de ser uma cidade multicultural, algo que adoro, acho que ofrece muitas oportunidades a nível académico. Depois, decidi estudiar na ULB porque amigos meus recomendaram-mo, e não me arrependo ! Decidi fazer um mestrado em comunicação multilingue porque ofrece a possibilidade de combinar três línguas com o uma especialização, algo que acho muito interesante e enriquecedor.
Ser bilingüe em português e francês ajuda-me muito na aprendizagem de novas línguas Além disso, ajuda-me a entender muitas questões atuais relacionadas à multiculturalidade e a ter uma menta mais aberta em relação á isso

Written by Laura Dodeigne

Multiculturalité et racisme : quelques cas belges

En tant qu’étudiant.e.s en communication multilingue, nous sommes particulièrement conscient.e.s que le contact des cultures est omniprésent dans nos sociétés contemporaines. Malheureusement, cette multiculturalité est encore trop souvent accompagnée par des expressions de racisme de plus en plus banalisées, et ce à divers niveaux de la société. La Belgique ne fait pas exception.

Définir le racisme

La manifestation nationale contre le racisme a eu lieu ce 24 mars à Bruxelles. Pour cette occasion, Esther Kouablan, directrice du Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie (MRAX) a prononcé un discours dans lequel elle est revenue sur la notion de racisme : « (…) il faut savoir que le racisme est une idéologie fondée sur le postulat que des races existent au sein de l’espèce humaine. Et qu’au sein de de ces catégories de races, des personnes sont intrinsèquement inférieures et d’autres intrinsèquement supérieures. C’est donc un système de domination qui induit notre regard, en l’orientant dans sa perception de l’autre. »  Ce système de domination qui caractérise le racisme persiste dans notre société et en vient même à être banalisé dans certaines occasions.

La banalisation du racisme : cas n°1

Le Mercredi 24 janvier 2018, le quotidien flamand De Morgen a publié une carte blanche rédigée par Bart de Wever. Dans cet écrit intitulé « La gauche doit choisir entre des frontières ouvertes et l’État providence », le président de la NV-A associe migration et mise en péril de notre système social. Durant une interview, Andrea Rea du Groupe de recherche sur les Relations Ethniques, les Migrations et l’Egalité (GERME) à l’ULB explique non seulement que les étrangers ou réfugiés ne mettent pas en danger notre système social et contribuent même à en assurer son avenir mais aussi que les qualifier de « profiteurs » est un processus dans lequel : « le groupe racialisé n’est pas simplement qualifié de différent, il est surtout infériorisé, minorisé. Les membres sont des “sous-citoyens” à qui on nie la légitimité de leur demande d’égalité de droit, de parole, d’estime. » Andrea Rea met en garde contre les propos racistes relayés par les politiques : « Lorsque des politiques relaient des propos racistes, ils les légitiment ; ils changent la norme de ce qui est audible et dicible ; ils libèrent en effet la parole raciste dans les assemblées, dans les cafés, dans la rue, au travail, etc. »

La banalisation du racisme : cas n°2

La banalisation du racisme peut aussi s’exprimer dans d’autres contextes que ceux de l’espace politique. Un exemple belge récent est celui du carnaval d’Alost du 3 mars dernier. En effet, un char caricaturant des juifs orthodoxes assis sur des sacs remplis d’argent ainsi que des individus déguisés en membres du Ku Klux Klan ont défilé lors de l’évènement. Dans un communiqué de presse, Ernesto Ottone Ramirez, directeur adjoint de la culture de l’UNESCO a souligné que : « L’esprit de satire du carnaval d’Alost et la liberté d’expression ne sauraient servir de paravent à de telles manifestations de haine ».

Ces deux exemples soulignent l’importance de condamner toutes formes de racisme et nous invitent à rester vigilant.e.s face a sa banalisation en Belgique mais aussi dans toutes les sociétés multiculturelles contemporaines afin de promouvoir l’égalité entre les citoyens.

Écrit par Caroline Noël

crise migratoire

« Crise migratoire » et débat sémantique

Après notre mois de mars dédié au féminisme, nous entamons le mois suivant, qui sera lui consacré au sujet de la migration et de la multiculturalité. Pour entrer dans le vif du sujet, ce bref article te propose un tour des débats récents sur les questions migratoires et leur terminologie, car en tant que futur.e.s professionnel.le.s de la communication multilingue, il ne suffira pas seulement de connaître les mots et leurs significations, il faudra également savoir les utiliser de la bonne façon, en ayant conscience de leurs connotations.

La migration, phénomène qui ne date pas d’hier, a surtout fait couler de l’encre en Europe avec l’arrivée de la « crise migratoire ». Selon les données des deux grandes organisations internationales s’occupant de la question migratoire et des réfugiés, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Haut-Commissaire pour les Réfugiés auprès des Nations Unies (HCR), l’Europe a accueilli plus d’un million de personnes rien qu’en 2015, dont la plupart fuyaient la guerre en Syrie. Ce phénomène a par conséquent donné lieu à de nombreux débats, que ce soit sur la manière de gérer la situation dans les pays où l’asile était cherché ou dans les pays d’origine, mais aussi sur la façon d’aborder le sujet dans la presse. Le journal Al Jazeera English a d’ailleurs pris la décision éditoriale de ne plus utiliser le terme migrant lorsqu’il parle des personnes traversant la Méditerranée –décision qui a, par la suite, pu être considérée comme véritable événement discursif.

L’article paru le 20 août 2015 sur la décision de ne plus employer le terme « migrants ».

« Migrant » et « réfugié,  une différence majeure

Pour la petite minute histoire, la différenciation entre les termes « migrant » et « réfugié » est en réalité plus récente que l’on pourrait le croire. En effet, ce n’est qu’après la Deuxième Guerre mondiale que le Droit international a reconnu un statut particulier aux réfugiés avec la Convention de Genève, qui a été ratifiée par 145 Etats. Auparavant, des termes variés comme « exilés » ont été employés pour désigner des personnes qui ne pouvaient retourner dans leur pays d’origine pour leurs actions et leurs idées.

Migrants ou réfugiés- quelques définitions 

Aujourd’hui la dichotomie entre ces deux termes se manifeste entre autres par l’existence de deux organisations séparées pour chaque catégorie. Le Haut-Commissaire pour les Réfugiés auprès de l’ONU (HCR) définit un réfugié (d’après la Convention de Genève de 1951) comme une « personne qui craint la persécution pour sa race, sa religion ou son appartenance à un groupe social et demande par conséquent la protection d’un pays dont il n’a pas la nationalité ». L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) quant à elle admet qu’il n’y a pas de définition légale de ce qu’est un migrant aujourd’hui, mais souligne le caractère volontaire sous-entendu pour le mot migrant. Or, force est de constater que ces mots sont parfois utilisés de façon interchangeable dans la presse.

L’évolution des termes


Calabrese Laura ed. & Veniard Maria ed., 2018, Penser les mots, dire la migration, Paris, Editions L’Harmattan

Aujourd’hui, nous observons également l’apparition de néologismes utilisant les termes réfugié ou migrant comme « écoréfugié » pour désigner quelqu’un qui fuit son pays à cause du changement climatique ou encore « transmigrant » pour désigner quelqu’un qui ne ferait que transiter par son pays d’accueil avant de continuer vers une autre destination. Ces néologismes n’ont pas forcément de définition officielle et encore moins un statut en Droit international, mais peuvent prendre de l’importance lorsqu’ils sont utilisés comme instruments politiques. Des expressions semi figées comme « faux réfugié » ont été utilisées par la presse et le monde politique dans un but de délégitimation de l’image du réfugié. De l’autre côté, des associations caritatives ont adopté une terminologie inclusive, et combinent par exemple les deux termes « migrant-réfugié » pour faire passer le message qu’il faut accueillir ces personnes peu importe leur statut administratif. (Calabrese Laura ed. & Veniard Maria ed., 2018, Penser les mots, dire la migration, Paris, Editions L’Harmattan)

La situation dans l’Union Européenne

En Europe, le règlement de Dublin a été adopté pour répondre à la question de quel État européen doit prendre la responsabilité d’examiner la demande d’asile d’une personne. Ce règlement est basé sur la convention de Dublin signée en 1990 et s’applique à tous les États Membres de l’Union Européenne ainsi qu’à la Norvège et la Suisse qui ont également voulu l’appliquer. Il prévoit en règle générale que la demande d’asile d’une personne arrivant sur le territoire européen doit être traité par le premier pays dans lequel elle arrive. Ce principe a été remis en question depuis 2015 car les pays en première ligne notamment la Grèce et l’Italie, débordés par la quantité de personnes arrivant en peu de temps, déploraient un manque de solidarité de la part des autres pays européens. Le règlement n’a toutefois pas (encore ) été retravaillé. Ce règlement a d’ailleurs également inspiré une nouvelle appellation, celui de « dubliné ».

Ce débat autour de la terminologie est donc loin d’être fini. La situation actuelle est bien plus complexe que les différents statuts administratifs disponibles pour les personnes concernées. La binarité de la dichotomie entre les termes refugié et migrant ne suffit plus pour décrire cette réalité. Le choix des termes revient parfois à faire un choix politique, car les mots utilisés pour décrire une réalité ont une connotation bien particulière.

Écrit par Julia Virtanen

QUIZZ : quelle finalité pour toi ?

Le mois d’avril arrive à sa fin et, avec lui, ce que nous avons nommé « mois des finalités ». Pour terminer en beauté, nous te proposons un petit quizz. Celui-ci est composé de 15 questions, 5 questions par finalité.

Futur étudiant ? C’est l’occasion de voir si tu excelles plus dans une finalité que dans une autre. Cela pourra, on l’espère, t’aider à prendre la bonne décision au moment de t’inscrire. Tu pourras ainsi choisir la finalité où tu es le meilleur (parce que, avouons-le, pourquoi se compliquer la tâche ?) ou alors tu pourras te lancer un défi en prenant la finalité où tu as malheureusement eu un faible score mais où les questions t’ont intrigué. 

Pour vous, anciens ou actuels élèves en communication multilingue, vous pourrez vérifier que votre finalité vous convient bien, mais aussi avoir un aperçu de certaines notions fondamentales vues dans les autres finalités.

Allez – trêve de bavardage ! Commence vite ce quizz et bonne chance 😉

Commençons par les 5 questions liées à la finalité « Multiculturalité »…

Quelles sont les 3 nationalités étrangères les plus présentes à Bruxelles?
Marocains, Roumains, Espagnols
Français, Roumains, Marocains
Français, Marocains, Italiens

Quel modèle d’intégration est implanté en Flandre ?
Pluraliste
Assimilationniste
Aucun

Quelle est la différence entre multiculturalité et multiculturalisme?
Il n’y a pas de différence sémantique
Le premier se réfère à un fait social et le deuxième à un modèle politique
Le premier se réfère à un modèle politique et le deuxième à un fait social

Quelle organisation n’est pas une ONG?
Amnesty International
OXFAM
UNICEF

Qu’est-ce que l’enculturation?
Un processus d’acquisition d’une culture par le milieu familial et social
Un processus d’acquisition d’une culture par l’éducation scolaire
Un phénomène qui résulte du contact continu et direct des groupes d’individus ayant différentes cultures

Passons aux questions relatives à la finalité « Ressources Humaines »…

Quel est l’enjeu MAJEUR de la classification de fonctions? (inventorier, décrire et analyser différentes fonctions au sein d’une entreprise) ?
La rémunération
L’organisation
Les rapports de pouvoir

Quelles sont les « 5 caractéristiques » indispensables à une bonne communication corporate (= d’entreprise) ?
Authentique/Rapide/Courte/Formelle/Ecrite
Objective/Attractive/Utilisable par la presse/Disponible/Précise
Authentique/Positive/Durable/Déclinable/Originale

Parmi ces réponses, laquelle ne désigne PAS un modèle de gestion ?
Le modèle arbitraire
Le modèle empirique
Le modèle de la GRH
Le modèle bureaucratique

Plus on possède de chaises devant son bureau pour accueillir des gens, plus cela démontre…
Notre sympathie
Notre puissance
Notre statut

On peut décrire la transmission culturelle comme « le fait de perpétuer les caractéristiques comportementales d’un groupe ». On peut la penser de manière verticale (parents>enfants), horizontale (enfants > enfants) ou oblique (adulte du même groupe culturel> enfants). Selon toi, quels sont les deux processus qui y contribuent ?
L’acculturation/Le relativisme culturel absolu
L’enculturation/La socialisation
L’objectivation/L’adaptation

Et pour finir, voici les questions propres à la finalité « Relations Internationales »..

De quoi se compose le Conseil de Sécurité des Nations Unies?
5 membres permanents, dont la Chine et la France, et 10 membres non permanents, tous les membres ayant le droit de veto
5 membres permanents, dont le Japon et la France, et 10 membres non permanents, tous les membres ayant le droit de veto
5 membres permanents ayant le droit de veto, dont la Chine et la France, et 10 membres non permanents
5 membres permanents ayant le droit de veto, dont le Japon et la France, et 10 membres non permanents

Laquelle de ces institutions ne fait PAS partie de l’Union Européenne ?
Service européen pour l’action extérieure
Conseil de l’Europe
Conseil européen
Banque européenne d’investissement

Lequel de ces pays n’a jamais été colonisé ?
Somalie
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Côte d’Ivoire
Ethiopie

Comment appelle-t-on une guerre où deux pouvoirs s’affrontent indirectement sur un territoire différent des leurs?
Guerre d’usure
Guerre de partisans
Guerre froide
Guerre par procuration

Quel est le traité fondateur de l’Union Européenne ?
Traité de Lisbonne
Traité de Maastricht
Traité de Londres
Traité de Bruxelles

Avez ce quizz le mois des finalités se clôture. Nous espérons que ces informations t’ont été utiles. N’hésite pas à nous contacter pour avoir plus d’informations !

Ecrit par Elodie ROSIER, Eleonore VRANCKX, Audrey VEKEMANS,  Natalia VEZALI et Sabrina VANDEZANDE