Un stage à l’étranger, un défi qui en vaut la peine !

La semaine passée, on te parlait des stages en tant que véritables opportunités. On ne cesse de le souligner, faire un stage à l’étranger comporte une série d’avantages que ce soit pour ta vie professionnelle ou dans le cadre de tes études. Cependant, on n’appuie pas assez le fait qu’il s’agit au même titre d’une expérience humaine à part entière. En te lançant dans ce genre d’aventure, tu élargis tes propres horizons et tu t’engages dans un voyage en solitaire qui débouche souvent sur une redécouverte de soi. Sur une route non sans embûches, tu devras apprendre à t’adapter, observer, écouter et découvrir.

Allons donc à la rencontre d’une étudiante en communication multilingue, Burçin, qui a accepté de nous raconter son expérience. Et qui sait, si tu hésites encore, peut-être trouveras-tu dans son témoignage de quoi dissiper tes derniers doutes !

  • Bonjour Burçin ! Peux-tu commencer par nous dire dans quel pays tu as effectué ton stage et en quoi il consistait?

J’ai effectué mon stage à Istanbul en Turquie, au sein de l’AWEX. J’étais chargée d’assister l’attaché économique et commercial responsable pour la région. Notre mission consistait essentiellement à promouvoir la Wallonie et attirer les investisseurs étrangers en région wallonne. C’était un stage qui m’a non seulement permis de mettre en œuvre mes compétences communicationnelles et linguistiques, mais aussi d’en acquérir de nouvelles. En outre, il m’a donné un large aperçu du commerce international.

  • Qu’est-ce qui a motivé ton choix pour cette destination ?

J’ai fait ce choix parce que je pense qu’un stage à l’étranger représente une excellente opportunité de tester ses compétences, mais aussi de se dépasser soi-même. Confronté à l’inconnu, on se retrouve obligé de puiser dans ses retranchements et c’est ce qui fait qu’on mûrit. Il faut trouver un logement, se créer des repères, aller vers les gens, etc. Ce stage m’a fait grandir humainement, mais il a aussi développé mon côté autodidacte. J’ai pu en plus constater que travailler dans le commerce requiert une polyvalence et je crois que pour des étudiants en communication multilingue c’est l’idéal.

  • Combien de temps a duré ton séjour en Turquie et étais-tu déjà allée autant de temps seule à l’étranger ?

Trois mois et demi. Non, c’était la première fois et ça donne le temps d’être dépaysé.

  • Quelles étaient tes appréhensions avant de voyager ?

J’avais pas prévu de logement avant de partir, j’appréhendais donc de me retrouver dans la rue.

  • À quels défis as-tu été confrontée en te rendant sur place ?

J’ai eu du mal à trouver un logement, parce que les endroits près de mon lieu de stage étaient loués à des prix élevés, alors que niveau qualité-prix c’était pas vraiment convaincant. Donc, j’ai passé pas mal de jours à chercher un toit où m’abriter. Une fois que j’ai trouvé cela, le reste m’a semblé plutôt facile.

  • Si tu devais constituer un mini “guide de survie” pour les étudiants désireux de tenter la même expérience, quelles seraient tes 3 recommandations ? 

Audace et assertivité: dans une métropole comme Istanbul, il faut oser demander, chercher et découvrir. C’est une ville magnifique, mais très peuplée! Il faut donc se lancer vers l’inconnu pour ne pas passer peut-être à côté d’une très belle expérience.

Les transports en commun peuvent être déstabilisants au début, car la ville est immense et il existe mille et une façon d’aller là où on veut. L’application “trafi” m’a été d’une aide précieuse!

Visiter et explorer: pour s’émerveiller et se déstresser après le travail. Istanbul a bien entendu des sites touristiques bien renommés, mais elle est également remplie de recoins susceptibles de vous bluffer. À côté de cela, il y a plein d’endroits pour entretenir sa vie sociale … tellement que je ne pourrais pas les lister ici

  • Maintenant que tu es de retour en Belgique, peux-tu nous dire ce que ton expérience à l’étranger t’a apporté sur le plan humain et quel impact elle a eu sur ta façon d’appréhender le futur ?

Une poignée d’amis très proches, avec qui nous sommes toujours en contact et de la maturité. Avant de partir, je ne voyais pas très bien l’après master. Maintenant, même si je ne suis toujours pas fixée, j’ai une idée un peu plus concrète.

  • Merci d’avoir pris le temps de nous éclairer sur ton expérience en Turquie Burçin ! Une dernière question avant de nous quitter : Un stage à l’étranger, le défi en vaut-il vraiment la peine ?

Sans aucun doute OUI totalement !

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Écrit par Laetita Kazadi Buatu Yah Ngalula Mpompo