L’après master

On t’a déjà présenté un aperçu global des débouchés après le master. Dans cet article, on te propose des témoignages d’anciens étudiants de communication multilingue de la promotion 2014-2016 afin que tu puisses te faire une idée plus précise de ta vie après le master.

Le master en Communication Multilingue offre un choix très large de domaines dans lesquels entamer ta vie de jeune travailleur.euse. Cependant, le master étant très large, il te faudra probablement utiliser ce que tu as appris lors de ton stage pour te mettre sur le marché du travail. Faire un bon Curriculum Vitae, apprendre à se vendre,… toutes ces choses peuvent s’apprendre facilement. Tu trouveras notamment quelques conseils pour faire ton CV, ta lettre de motivation, mais aussi réussir un entretien dans la page trouver un stage.


Mais maintenant concentrons nous sur les témoignages:

« En novembre j’ai décroché mon travail. Avant ça durant mes études j’avais effectué deux stages: un dans une ONG et un autre au parlement européen! Comme conseil: le master n’est pas difficile mais il faut bien être attentif. C’est un master qui peut t’ouvrir plusieurs portes dans différents secteurs comme les organisations et institutions européennes ainsi que les ONG et les compagnies privées. » – Alessandra

« J’ai trouvé un boulot très facilement, même le premier jour après le dernier examen. C’est-à-dire, j’y ai travaillé en tant que job étudiant, mais en septembre ils avaient besoin d’une nouvelle travailleuse et du coup j’étais embauchée. C’est une asbl d’art, où je m’occupe de la communication (médias sociaux, créer des affiches/brochures/…, site web) et de la promotion (organisation des événements, partenariats avec des journaux, etc.). Le truc avec comm multi est que tu peux travailler dans tellement de différentes organisations, donc mon conseil serait d’essayer dans le secteur qui te plaît le plus, et sûrement tu trouveras quelque chose. Pour moi c’était le secteur culturel. » – Silke

« Je suis partie en Janvier en Australie, où je compte rester grosso modo un an. Actuellement, je « travaille » en helpX c’est-à-dire que je travaille 4h/jour en échange de l’hébergement et la nourriture. Mes hôtes tiennent un B&B, pour lequel j’ai créé un site internet, plus d’autres travaux en tout genre… En ce qui concerne des conseils/avis sur le master pour les futurs étudiants, je ne peux que le recommander. J’ai pris la spécialisation en multiculturalité, et les cours portant sur le sujet ont été super intéressants. Après, il est vrai que l’on en ressort avec une qualification vraiment « générale », et que (de mon point de vue) on a encore beaucoup à apprendre sur le terrain, mais j’imagine qu’il s’agit d’une remarque générale sur les études universitaires » – Cécile

« J’ai commencé en septembre dans une société de recrutement sous CDI mais j’aimais pas trop donc j’ai commencé aujourd’hui une nouvelle fonction toujours en tant que recruteuse mais dans une société de consultance . Donc la combinaison RH et langues ouvre des portes » – Camille

« Voilà donc moi j’ai été diplômée en juin. J’ai toujours voulu travailler dans une agence d’intérim/boite de recrutement. Mais avec mon expérience 0, le master qui ne m’a pas beaucoup appris en RH de manière concrète et mon stage qui ne s’était pas hyper bien passé, je partais déjà perdante. Fin août j’ai commencé à chercher du boulot en postulant aux annonces qui m’intéressaient. J’ai eu pas mal d’entretiens, mais ils n’aboutissaient jamais car les entreprises souhaitaient toujours des personnes plus expérimentées. Et puis un jour j’ai postulé à une offre pour travailler dans une agence d’intérim, et j’ai été prise. J’ai commencé fin janvier et je m’amuse vraiment super bien. Mes conseils pour trouver un travail (de par mon vécu et de par mon « métier » maintenant), c’est premièrement de s’inscrire dans toutes les agences d’intérim. C’est quelque chose que je n’ai pas fait car je pensais que postuler aux offres était suffisant. Mais maintenant que je suis « à l’intérieur » et que je vois comment ça fonctionne, je me rends compte que j’aurais eu beaucoup plus de facilités à trouver un job en me présentant dans les diverses agences d’intérim (et pas seulement s’inscrire sur leurs sites). Autre chose que je conseille c’est de ne pas se dévaloriser. Quand on sort des études on a souvent l’impression d’être nul, de n’avoir rien appris et de ne rien pouvoir apporter aux entreprises. Et les sociétés qui ne nous veulent pas parce que on n’a pas 15 ans d’expérience ne font que renforcer ce sentiment. Mais c’est faux. On a des connaissances, on a des capacités, on a des expériences (aussi minimes soit-elles, tout ce qu’on a fait dans notre vie comme les jobs d’étudiant, les hobbies, … tout ça nous a forcément appris des choses). Donc même si vous ne trouvez pas directement, ne baissez pas les bras. C’est assez rare les personnes qui trouvent du travail directement. Donc quoi qu’il arrive restez actifs, continuez à chercher et un jour ça viendra. Par contre ne faites pas que ça non plus, sinon ça va vous rendre dingue. Personnellement, je me fixais un jour par semaine pour m’y consacrer entièrement. J’avais une liste de sites à visiter (agences d’intérim, Indeed, LinkedIn, le forem, Monster, etc). Et j’y allais une fois par semaine, pas plus. Sinon ça rend dingue. » – Ju

« J’ai commencé à bouger dans le marché du travail (principalement bruxellois) juste après la remise des diplômes en octobre 2016. J’ai envoyé au moins une cinquantaine de CV, en m’appuyant sur des sites de recherche de travail comme eurobrussels et eurojobs, mais aussi culture.be et sur le bouche à oreille bien évidemment, et ça à plusieurs reprises et sur plusieurs mois. Je cherchais dans la bulle européenne, organisations, think thanks etc, mais aussi dans les entreprises privées et commerciales. J’ai quasi jamais reçu une réponse, faute du manque d’expérience. J’ai donc décidé de me retourner vers les stages, rémunérés ou pas, et c’est comme ça que je travaille aujourd’hui auprès de l’ONU pour un stage en information et communication. J’envisage pour la suite d’essayer le concours pour les institutions européennes ou bien la carrière dans l’ONU, on verra bien. » – Denise

Écrit par Gilles Abrams